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Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 17:46 :: Général

C'est les vacances ! De retour dans 3 semaines...          

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Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 9:38 :: Général

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Dans ce blog j'essaie de suivre en temps réel l'actualité internationale, pour la synthétiser, la resituer dans son contexte et en rendre compte. Je m'intéresse particulièrement à ce qui touche un nombre important de personnes, qu'il s'agisse de drames climatiques, de guerres ou de crises (financière, alimentaire...).

 

Les médias traditionnels oublient trop souvent des conflits ou catastrophes naturelles affectant pourtant des centaines de milliers de personnes dans le monde. Il n'y a pas de place ici pour les faits divers, ni pour le sport ou les petites phrases politiciennes, tant que cela n'a pas de répercussions notables.

Lorsque je manque de temps, en raison de mon emploi de rédactrice en chef dans la presse, je renvoie souvent les news à des articles plus synthétiques.

 

Le blog se déroule en 13 pages. Pour faire une recherche sur un thème ou un pays, appuyez simultanément sur les touches CTRL et F. Il faut renouveler l'opération à chaque page.

Certains articles sont un peu longs, alors n'hésitez pas à regarder sur la colonne de gauche la liste des derniers articles publiés. Bien entendu, vous pouvez cliquer dessus.

N'hésitez pas aussi à déposer des commentaires, en cliquant sur "aucun commentaire". Pour m'envoyer un mail : leblogactu@yahoo.fr

Bonne lecture.

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Guinée-Bissau : l’élection présidentielle a-t-elle un sens ?

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 9:00 :: Monde

 

 

1- Quelques clefs pour comprendre

La Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise et petit pays d’1,6 million d'habitants situé au sud du Sénégal, est régulièrement secoué par des coups de force, des mutineries et des soulèvements depuis l'indépendance en 1974.

Joao Bernardo "Nino" Vieira, qui avait pris le pouvoir par la force en 1980, a dirigé le pays pendant 22 des 29 dernières années, après avoir joué un rôle important dans l'indépendance. Renversé en 1999 par un putsch après deux années de guerre civile, il était revenu d'exil et avait été élu à la présidence en 2005.

 

Antépénultième sur l'échelle de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement, le petit Etat africain, dont les principales exportations officielles sont le poisson et la noix de cajou, est aussi désigné comme une plaque tournante du trafic de cocaïne de l'Amérique du Sud (notamment la Colombie) vers l'Europe.

 

Pour les analystes, l'instabilité politique est exacerbée par les trafiquants de drogue qui tirent avantage de la côte très découpée du pays et de ses aérodromes isolés pour acheminer leurs marchandises par bateau ou par avion. Ces observateurs jugent que les cartels ont les moyens financiers d'obtenir la coopération de hauts responsables de l'armée ou du gouvernement.

Lors des élections législatives de novembre 2008, le chef de l'opposition et ancien président Kumba Yala a même accusé M. Vieira d'être le premier trafiquant du pays.

 

Les organismes internationaux de lutte contre la drogue ont tiré la sonnette d'alarme, craignant que le pays ne se transforme rapidement en "narco-Etat", une mise en garde qui a poussé l'Occident à multiplier ses promesses d'aide au développement et à la sécurité de la Guinée-Bissau.

Mais les pays donateurs veulent la garantie que leur aide future ne sera pas dilapidée.

 

Nouveau coup de théâtre en mars, le président, Joao Bernardo "Nino" Vieira, a été tué par des militaires, apparemment en représailles à la mort quelques heures auparavant du chef de l'armée, Batista Tagme Na Wai. Ce général avait des relations très tendues avec le président.

L'enquête sur ces deux assassinats a été minimaliste, et n'a débouché sur aucune interpellation.

Selon une source proche des services de sécurité, l’attaque contre le président serait attribuée à des soldats de l'ethnie majoritaire Balante, à laquelle appartenait le général tué.

Le président avait depuis son élection en 2005 échappé à au moins 2 tentatives de putsch.

 

Certaines associations civiles accusent des dirigeants politiques et des responsables militaires du groupe balante d'enrôler des soldats dans des milices privées, notamment pour protéger le trafic de drogue.

La Guinée-Bissau est dominée par l’armée, les élections ne changeant pas grand-chose à la réalité du pouvoir. L’armée est de plus minée par de profondes rivalités : c’est davantage un agglomérat de diverses factions qu’une armée nationale au sens propre. Arriver au pouvoir par les urnes ne suffit pas : pour durer, il faut des alliés au cœur de l'une de ses factions.

 

Le pouvoir des factions militaires est intimement lié à l'influence des cartels colombiens de la drogue, qui profitent de l'instabilité politique tout autant que des îles et des criques où l'Etat est absent pour acheminer la cocaïne en Europe.

La poudre blanche a indiscutablement fait la fortune de certains dans le pays, et l’ancienne colonie portugaise est surnommée "Côte de la coke".

 

Cependant, malgré les craintes de voir l'armée prendre les commandes, la transition après l’assassinat du président s'est déroulée dans le calme, le président du parlement assurant l'intérim de la présidence et organisant le scrutin de dimanche.

 

 

2- Election présidentielle sans incident

Les électeurs se sont rendus aux urnes dans le calme dimanche pour remplacer leur président assassiné, avec l'espoir d'arracher le pays au chaos engendré par les rivalités entre militaires et le trafic de drogue.

11 candidats étaient en lice pour succéder au président. L'un des principaux candidats a été assassiné durant la campagne.

Aucun incident majeur n'a été signalé jusqu'ici, bien qu'une forte pluie ait eu un effet dissuasif dans certaines zones.

Les législatives de novembre 2008 s’étaient aussi déroulées dans le calme, sans doute car les élections ont en réalité peu d’impact, vu que l’armée domine de toute façon le pays.

 

Cependant l'importance du scrutin présidentiel dépasse le seul enjeu national. Elle réside également dans le risque que l'instabilité politique se propage à toute la région, et notamment la province sénégalaise rétive de Casamance, située au nord de la Guinée-Bissau.

Après des coups d'Etat militaires en Mauritanie et en Guinée, et une crise politique qui couve au Niger, une élection pacifique en Guinée-Bissau serait susceptible d'appuyer les pays d'Afrique de l'Ouest qui veulent rompre avec un passé riche en putschs, guerres et chaos.

 

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a apporté son soutien à la Guinée-Bissau et appelé au respect de la Constitution dans les pays de la région, où l'amélioration de la gouvernance et la stabilité ont permis une hausse des investissements étrangers.

De leur côté, les pays occidentaux ont intensifié leurs efforts pour que la Guinée-Bissau ne serve plus de point de transit aux trafiquants de drogue. Il n'est cependant pas acquis que le soutien étranger soit suffisant pour permettre au nouveau président de prendre le dessus sur les groupes armés et de mettre un terme à un cycle de coups d'Etat et d'assassinats.

 

11 candidats étaient en lice, mais seuls 3 considérés sérieux.

Les principaux candidats sont Malam Bacai Sanha, candidat du parti majoritaire, le PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap Vert). Il a été président intérimaire pendant un an après la guerre civile de 1998-1999 et président de l'assemblée nationale de 1994 à 1999.

 

Son principal rival est l'ancien président Kumba Yala (Parti du renouveau social, opposition), élu en 2000 mais devenu très impopulaire et renversé trois ans plus tard. Il bénéficie en tout cas du soutien de l'ethnie majoritaire Balante.

Enfin, le seul indépendant en course est l'homme d'affaires Henrique Rosa, qui assura l'intérim après le renversement de Yala, il a participé à l'organisation du scrutin qui vit Vieira arriver au pouvoir.

 

La participation semble avoir été moindre que pour les dernières élections législatives.

Quel que soit le vainqueur du scrutin, il aura la lourde tâche de réformer des forces armées divisées et de rétablir l'autorité de l'Etat, affaibli par l'influence des narcotrafiquants latino-américains.

Il est probable qu'un deuxième tour soit nécessaire.

Le dépouillement des suffrages a commencé aussitôt après la fermeture des bureaux de vote, mais l'annonce du résultat pourrait prendre plusieurs jours.

 

En mars, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui assure la présidence de l'Union africaine, avait annoncé que l'Union africaine et la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens, qui réunit plus de la moitié des membres de l'UA, enverraient des observateurs à l'élection présidentielle et ouvriraient leurs propres enquêtes sur les assassinats du chef d'état-major et du président, tous deux anciens combattants de la guerre d'indépendance contre le Portugal.

 

 

3- Une série de récents assassinats

L'un des principaux candidats à la présidentielle, Baciro Dabo, a été assassiné début juin, durant la campagne, par les forces de sécurité.

Baciro Dabo était proche de Vieira. Un ancien ministre de la Défense, Helder Proenca, a été assassiné en même temps que lui.

Les forces de sécurité ont affirmé qu’ils étaient tous 2 impliqués dans une tentative de coup d'Etat.

 

Le 23 juin, la Présidente de la formation Guinée-Bissau de la Commission de consolidation de la paix (CCP), a appelé à une présence des Nations Unies sur le terrain « plus forte et plus cohérente ».

Cet appel a été également lancé par le Représentant du Secrétaire général en Guinée-Bissau. Il s'agit, a-t-il dit, de « renforcer l'efficacité de la présence des Nations Unies en Guinée-Bissau à ce moment critique de pauvreté rampante, de tension et d'instabilité politique », cela, « dans tous les domaines, car des besoins essentiels existent dans tous les secteurs ».

 

Le 5 juin dernier, le Secrétaire général s'était dit « préoccupé par l'émergence d'une vague d'assassinats de personnalités de premier plan en Guinée-Bissau, perpétrés peu de temps après ceux du Président João Bernardo Vieira et du général Tagme Na Waie », en annonçant que « les Nations Unies consulteront les autorités nationales et le Groupe international de contact sur la Guinée-Bissau afin d'explorer ce qui pourrait être fait pour mettre fin à l'impunité et rétablir le respect de l'état de droit dans le pays ».

 

Et le 16 juin, il avait demandé une commission d'enquête crédible sur les violences politiques. « La Guinée-Bissau et ses partenaires internationaux doivent faire en sorte que l'enquête en cours ne connaisse pas le même sort que les enquêtes précédentes qui n'ont pas permis de poursuivre les auteurs en justice et qui ont entamé la confiance dans le système judiciaire et encouragé l'impunité ».

 

L'ONU et la communauté internationale ont, à maintes occasions, déclaré qu'elles étaient prêtes à aider le gouvernement en lui fournissant les ressources et les moyens nécessaires pour assurer une enquête rigoureuse et transparente qui servira la cause de la justice, a rappelé Ban Ki-moon.

Il s’est dit aussi « préoccupé par les arrestations de ceux qui critiquent le pouvoir militaire et les attaques dont ils sont victimes, et par le fait qu'à l'occasion de l'enquête militaire menée parallèlement les droits des personnes détenues sont violés ».

 

Amnesty International a accusé en avril les militaires d'avoir sévèrement battu et torturé ceux qui les critiquent, y compris l'ancien Premier ministre et actuel président de la Cour des comptes Francisco Jose Fadul, battu à coups de crosses de fusil et poignardé dans le bras à son domicile. Fadul préside la commission des finances qui avalise les dépenses du gouvernement, et il avait demandé au gouvernement de tenir les militaires responsables d'actes de corruption et d'autres crimes.

Il avait aussi critiqué le Premier ministre Carlos Gomes Junior, l’accusant d’utiliser l’armée pour conforter son pouvoir et placer ses proches aux postes-clés de l’Etat.

 

Sources : Reuters, AP, AFP, ONU

Cuisant revers électoral pour la présidente argentine

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 8:59 :: Monde

Reuters - Kevin Gray

La présidente Cristina Fernandez a subi un cuisant revers aux élections législatives de mi-mandat dimanche en Argentine, où elle a perdu le contrôle de la Chambre des députés.

Cet échec du centre gauche accroît l'incertitude sur l'avenir politique du pays, la troisième économie d'Amérique latine, et devrait ouvrir la voie à une lutte pour le pouvoir au sein du Parti péroniste.

Selon les résultats provisoires, les alliés de la présidente ont perdu trop de sièges - une douzaine - à la Chambre des députés pour y conserver la majorité.

 

La présidente risque aussi de perdre sa majorité au Sénat, où la lutte est très serrée, selon les résultats préliminaires.

L'ancien chef de l'Etat Nestor Kirchner, mari de Cristina Fernandez, est notamment devancé dans la province clé de Buenos Aires, qui était pourtant la base électorale du couple.

Dans cette province, les candidats conduits par le richissime homme d'affaires Francisco de Narvaez l'emportent sur ceux de Kirchner. En raison du mode de scrutin de liste à la proportionnelle, ce dernier s'assure toutefois un siège au Congrès.

 

"C'est un résultat stupéfiant", a dit Federico Thomsen, expert de la vie politique et économique argentine. "Kirchner s'est donné à fond dans cette élection, il s'est mis en première ligne et pourtant cela n'a pas suffi."

Après dépouillement des voix dans 87% des bureaux de vote dans cette province de Buenos Aires, Kirchner a admis sa défaite face à Narvaez, un parlementaire de centre droit âgé de 55 ans.

Tous deux appartiennent à des courants rivaux du Parti péroniste.

 

Autre déception pour Kirchner, les candidats soutenus par le gouvernement n'arrivent qu'en deuxième position dans sa province d'origine, celle de Santa Cruz.

Echec également dans les régions rurales comme celles de Cordoba et de Santa Fe - l'an dernier, la présidente a dû affronter le puissant secteur agricole qui protestait contre sa volonté d'augmenter les taxes sur le soja.

 

UN RETOUR À LA CRISE DE 2001 ?

"A la fin de cette nuit, le triomphe nous attend", a lancé Narvaez à ses partisans dimanche soir à son quartier général de campagne.

Narvaez, qui possède notamment une chaîne de télévision, a dépensé des millions de dollars dans cette campagne, bien décidé à "faire mordre la poussière aux Kirchner".

"Ceux-ci ont toujours l'air en colère et sont trop autoritaires. Pour eux, si vous n'êtes pas avec eux, vous êtes contre eux", affirme Violeta Canosa, une ménagère de 48 ans qui a apporté sa voix à Narvaez.

 

Moins de deux ans après avoir succédé à son mari à la tête du pays, Cristina Fernandez apparaît très affaiblie dans un contexte de forte détérioration économique.

Ce scrutin était présenté comme un référendum sur la gestion du couple présidentiel, qui domine la vie politique argentine depuis six ans.

Les Argentins devaient renouveler la moitié des 257 sièges de la Chambre des députés et le tiers des 72 sièges du Sénat.

 

La province de Buenos Aires, où vivent 38% des Argentins, était décisive, avec 35 sièges de la Chambre des députés en jeu dans ce seul district.

Nestor Kirchner s'y présentait avec l'objectif de renforcer le gouvernement de sa femme et, le cas échéant, se placer en vue de l'élection présidentielle de 2011.

Les sondages ont montré que les principales préoccupations des Argentins étaient la criminalité et l'inflation.

 

L'échec de Cristina Fernandez à contenir la hausse des prix apparaît comme l'une des principales raisons de la baisse de sa popularité.

Les mesures de lutte contre le chômage n'ont pas non plus convaincu les Argentins, sur fond de ralentissement économique.

De plus, au cours des six années passées au pouvoir, le style offensif des époux Kirchner, régulièrement en conflit avec des dirigeants économiques, a apparemment lassé les Argentins.

 

Lors de la campagne électorale, Nestor Kirchner n'a pas hésité à brandir la menace d'un retour au marasme économique et à la crise politique de 2001-2002.

Les parlementaires élus dimanche n'entreront pas en fonction avant décembre, ce qui suscite des interrogations sur la manière dont la présidente va devoir gouverner au cours des cinq prochains mois.

Avec Helen Popper et Fiona Ortiz, version française Pascal Liétout et Guy Kerivel

Birmanie : rejet de l'appel des avocats d'Aung San Suu Kyi pour l'audition de 2 témoins

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 8:10 :: Monde

AP - La plus haute cour de Birmanie a rejeté lundi l'appel déposé par les avocats de l'opposante Aung San Suu Kyi qui demandaient d'autoriser l'audition de deux témoins clefs de la défense à son procès.

La Haute Cour a ainsi confirmé la décision d'une juridiction inférieure d'interdire l'audition de ces témoins dans le procès de Suu Kyi, actuellement incarcérée à la prison d'Insein de Rangoon ont exhorté mercredi

 

La lauréate du prix Nobel de la paix, qui a récemment fêté son 64 anniversaire, est détenue sous l'accusation d'avoir violé les conditions de son assignation à résidence en recevant chez elle un ressortissant américain, qui s'est introduit à son domicile après avoir traversé à la nage le lac Inya bordant sa maison.

L'opposante, qui a déjà passé plus de 13 des 19 dernières années en résidence surveillée, risque cinq ans d'emprisonnement si elle reconnue coupable.

 

Le tribunal, devant lequel se déroule son procès à la prison d'Insein, n'a autorisé qu'un seul des quatre témoins de la défense à venir à la barre. Après un appel interjeté par les avocats de l'opposante, la cour territoriale de Rangoon a estimé qu'un deuxième témoin pouvait être entendu.

Les conseils d'Aung San Suu Kyi avaient fait une nouvelle fois appel mercredi dernier afin de pouvoir citer les deux derniers témoins de la défense dont ils souhaitaient la présence, à savoir Win Tin et Tin Oo, membres de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti co-fondé par l'opposante.

 

Selon l'avocat de la défense Nyan Win, l'accusation argue que Win Tin, ancien journaliste et ex-prisonnier politique, ne devrait pas être autorisé à témoigner en raison des critiques qu'il émet contre le gouvernement et des fréquentes interviews qu'il donne à des médias étrangers.

La défense, elle, soutient qu'il n'existe aucune loi interdisant le témoignage de personnes critiques à l'encontre des autorités.

 

Concernant Tin Oo, le dirigeant adjoint de la LND, l'accusation affirme qu'il ne devrait pas être cité car il est actuellement assigné à résidence, a rapporté Nyan Win.

Les avocats de la défense ont fait valoir devant la cour qu'Aung San Suu Kyi était elle-même assignée à résidence, mais que cette situation n'avait en rien empêché la tenue de son procès. L'opposante a été autorisée à témoigner le 26 mai et son placement en résidence surveillée a officiellement pris fin le jour suivant.

 

Lire aussi "Birmanie : aucun progrès de la junte"

Gaza s'enfonce dans la pauvreté et le désespoir

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 8:09 :: Monde

Reuters - Six mois après la fin de l'invasion israélienne, les 1,5 millions de Palestiniens de Gaza connaissent une pauvreté de plus en plus grande et n'ont pas les moyens de rebâtir leur vie, écrit le Comité international de la Croix Rouge (CICR).

Les restrictions draconiennes à l'entrée de marchandises sur le territoire freinent les efforts de reconstruction financés par la communauté internationale, qui a pourtant promis 4,5 milliards de dollars d'aide.

 

La population manque de médicaments, les services de santé et l'approvisionnement en eau sont sur le point de s'effondrer, ajoute le CICR dans un rapport publié lundi.

"Certains quartiers de Gaza particulièrement touchés par les frappes israéliennes continueront à ressembler à l'épicentre d'un tremblement de terre majeur tant que l'on autorisera pas l'entrée sur le territoire de grandes quantités de ciment, d'acier et autres matériaux de construction", écrit le CICR.

De nombreux habitants "sombrent dans un désespoir de plus en plus profond", estime l'organisation.

 

Les hôpitaux sont dans un état lamentable, une grande partie de leur équipement n'est pas fiable et les coupures de courant sont fréquentes.

"Le système de santé à Gaza ne permet pas d'assurer un traitement adéquat pour les maladies graves. Il est tragique de constater que de nombreux patients ne sont pas autorisés à quitter à temps la bande de Gaza pour être soigné ailleurs", indique le rapport.

 

On assiste à "un accroissement dramatique de la pauvreté", estime le CICR, en soulignant que l'effondrement économique du territoire, conséquence de l'enfermement du territoire, ont porté le taux de chômage à 44% en avril.

Plus de 70% des Gazaouites vivent en-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 250 dollars par mois pour une famille pouvant aller jusqu'à neuf membres.

Stephanie Nebehay, version française Pascal Liétout

 

Lire aussi "Bande de Gaza : l’impasse"

Manifestation au Honduras après le coup d'Etat

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 7:57 :: Monde

Reuters - Mica Rosenberg

Des coups de feu ont éclaté dimanche soir dans la capitale hondurienne Tegucigalpa lors d'une manifestation de soutien au chef de l'Etat Manuel Zelaya, destitué par les militaires.

Les incidents se sont produits devant le palais présidentiel, où des centaines de partisans du président déchu s'étaient rassemblés, rapporte un journaliste de Reuters sur place. On ignore si les tirs ont fait des victimes.

 

Les manifestants ont érigé en fin de journée des barricades dans Tegucigalpa et bloqué les routes menant au palais présidentiel. De nombreux protestataires portaient des masques et étaient armés de bâtons.

Le président par intérim du Honduras Roberto Micheletti a décrété le couvre-feu pour les nuits de dimanche et de lundi. Lors d'une conférence de presse, il a précisé que le couvre-feu serait en vigueur de 21h00 (03h00 GMT) à 06h00 (12h00 GMT).

 

L'armée hondurienne a chassé du pouvoir le président Zelaya à l'aube et l'a aussitôt expulsé vers le Costa Rica. Ce putsch est le premier, réussi, en Amérique centrale depuis la fin de la Guerre froide.

Sous bonne garde des militaires postés devant le parlement, les députés du Honduras ont nommé à main levée le président du Congrès, Roberto Micheletti, au poste de chef de l'Etat en remplacement de Manuel Zelaya.

 

Le putsch a été condamné par l'administration Obama, par l'Union européenne et par de nombreux autres pays, comme Cuba. Il a provoqué la colère du président vénézuélien Hugo Chavez, allié de Zelaya, qui a menacé de faire tomber la nouvelle junte.

"Nous reconnaissons Zelaya comme le président du Honduras élu selon les règles constitutionnelles. Nous n'en voyons aucun autre", a dit un responsable américain qui a requis l'anonymat.

Dans un communiqué, le secrétaire-général de l'Onu Ban Ki-moon a apporté son "soutien fort aux institutions démocratiques" du Honduras et condamné l'arrestation de Zelaya.

 

L'Organisation des Etats américains (OEA) a exigé le retour immédiat au pouvoir de Manuel Zelaya. Ce dernier devait se rendre à Managua, capitale du Nicaragua, pour participer à une réunion de plusieurs dirigeants de gauche sud-américains, avec la présence du secrétaire-général de l'OEA, Jose Miguel Insulza.

"Je crois que personne dans cette affaire, que ce soit Barack Obama ou, encore moins, Hugo Chavez, n'a le droit de venir menacer le Honduras", a déclaré Roberto Micheletti.

 

LA CRISE COUVAIT

De son exil, le président déchu a appelé les Honduriens à la résistance pacifique face aux putschistes.

La crise couvait depuis plusieurs jours au Honduras, où Zelaya avait destitué le chef d'état-major, le général Romeo Vasquez, parce qu'il refusait de l'aider à organiser ce dimanche un référendum sur une modification de la Constitution destinée à lui permettre de briguer un second mandat de quatre ans.

 

La Cour suprême du Honduras s'était prononcée contre le limogeage de Vasquez et avait demandé au chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2006, de le rétablir dans ses fonctions.

Elle a indiqué dimanche avoir elle-même demandé à l'armée d'évincer Zelaya en raison de son intention d'organiser un référendum "illégal". "Elle (l'armée) est intervenue pour défendre la loi", dit la Cour suprême dans un communiqué lu à la radio hondurienne après le putsch.

L'instance électorale hondurienne a assuré que l'élection présidentielle serait maintenue à la date prévue du 29 novembre.

 

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a elle aussi condamné le coup de force et appelé au respect des normes démocratiques.

Le coup de force de Tegucigalpa va constituer le premier test sud-américain de Barack Obama, déterminé à renouer avec les pays de la région un dialogue mis à mal par les années Bush.

 

"C'est une occasion en or (pour Obama) de rompre avec le passé et de montrer qu'il se range sans équivoque dans le camp de la démocratie, même si les gens de Washington n'apprécient guère l'homme (Zelaya)", juge l'ancien vice-président du Costa Rica, Kevin Casas-Zamora.

Zelaya a estimé que l'administration américaine devait exiger le retour au pouvoir du gouvernement légitime.

Les Etats-Unis disposent de 600 militaires stationnés à la base aérienne de Soto Cano, au Honduras.

Avec Gustavo Palencia à Tegucigalpa, David Morgan et Ross Colvin à Washington, Frank Jack Daniel à Caracas, version française Pascal Liétout

 

Lire aussi "Putsch militaire au Honduras"

Le mystère demeure autour de la mort de Michael Jackson

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 7:33 :: Monde

Reuters - Mary Millken et Alex Dobuzinskis

Le mystère entourait toujours dimanche les circonstances et les causes de la mort de Michael Jackson, que sa famille espère pouvoir enterrer mercredi prochain.

La police qui a interrogé pendant plus de trois heures samedi le médecin du chanteur, le Dr Conrad Murray, a souligné dimanche que ce dernier était considéré non comme un suspect mais comme un témoin.

 

Edward Chernoff, avocat du praticien, a déclaré que son client avait assuré à la police ne pas avoir administré des analgésiques par intraveineuse à son patient avant son arrêt cardiaque fatal.

"Il ne mangeait pratiquement pas, il ne buvait presque rien. Mais rien ne pouvait laisser le médecin penser qu'il avait des problèmes qui provoqueraient une mort brutale", a ajouté l'avocat.

Un ami de la famille a indiqué à Reuters que la famille souhaitait organiser les funérailles mercredi et que le corps du "roi de la pop", décédé la semaine dernière, serait inhumé dans sa propriété de Neverland, en Californie, où Jackson a mené une vie de reclus dans un monde enfantin et fantasmé.

 

La famille de Michael Jackson a fait pratiquer samedi soir une seconde autopsie sur le corps du chanteur après une première autopsie pratiquée par le médecin légiste de Los Angeles.

Cette double autopsie n'a pas encore pu déterminer si Michael Jackson, qui préparait son retour sur scène, a pu succomber à une surdose de médicaments qui lui aurait été prescrits par son médecin.

"Il (le médecin) a été interrogé en tant que personne dont le témoignage nous intéresse, pas en tant que suspect", a déclaré à Reuters Norma Eisenman, porte-parole de la police.

 

Dans un communiqué, la police de Los Angeles a souligné que le praticien avait été "coopératif" et avait "fourni des informations qui aident l'enquête".

Ses avocats ont indiqué de leur côté que le Dr Murray avait aidé la police à "identifier les circonstances entourant la mort et à clarifier certaines incohérences".

Les résultats des analyses toxicologiques pratiquées ne devraient être disponibles avant quatre à six semaines.

Le chanteur était en arrêt cardiaque lorsque les secours sont arrivés et le Dr Murray tentait désespérément de le ranimer. Il l'a accompagné dans l'ambulance jusqu'à l'hôpital où le décès a été constaté.

 

L'une des hypothèses est que le "roi de la pop" aurait pu succomber à une surdose de médicaments et selon certaines informations, peu avant de s'effondrer dans la maison qu'il louait dans le quartier de Holmby Hills, à Los Angeles, il aurait reçu une injection de Demerol, un antalgique opiacé.

Un représentant des forces de l'ordre a dit sur ABC News que Michael Jackson était "fortement dépendant" à l'Oxycontin, un antalgique analogue à la morphine, dont il recevait une injection quotidienne, en plus du Demerol.

Version française Pascal Liétout

Le financier escroc Bernard Madoff va connaître son sort

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 29/06/2009 à 7:31 :: Monde

Reuters - Grant McCool

Le financier Bernard Madoff, accusé d'une escroquerie évaluée à 65 milliards de dollars, la plus importante de l'histoire financière américaine, connaîtra sa condamnation ce lundi après avoir plaidé coupable.

 

L'accusation a requis 150 ans de prison pour l'ancien roi de Wall Street, qui est en prison aux Etats-Unis depuis le 12 mars.

"Compte tenu de l'énormité des sommes détournées et du nombre des victimes, la sentence sera très, très lourde", souligne Paul Radvany, professeur de droit à l'université Fordham de New York et ancien procureur.

 

Avant que le juge n'annonce le verdict, Bernard Madoff lira une déclaration à l'ouverture de l'audience à 10h00 (14h00 GMT) à New York. Sa femme Ruth et ses deux enfants ne devraient pas être présents.

"M. Madoff est resté de marbre pendant tout le processus. Il ne semble pas éprouver beaucoup de remords", analyse Anthony Sabino, professeur de droit et de business à l'université St John de New York.

 

Dans une note envoyée vendredi à la cour fédérale de Manhattan, le gouvernement estime que "l'étendue, la durée dans le temps et la nature des crimes" devraient valoir à Bernard Madoff, 71 ans, la peine maximale prévue pour la loi lors du verdict attendu lundi.

"Une peine adéquate dans ce cas serait un emprisonnement de 150 ans ou, solution alternative, un nombre d'années de prison qui offre la garantie que Bernard Madoff y restera à vie", lit-on dans cette note.

 

"VINDICTE POPULAIRE"

Les autorités judiciaires soulignent que le cas Madoff, de par son ampleur, ne peut être comparé aux cas de fraudes comptables intervenus ces derniers, comme ceux de Worldcom ou d'Adelphia.

L'ex-directeur général de Worldcom purge une peine de 25 ans de prison et les anciens dirigeants d'Adelphia, John et Timothy Rigas, de respectivement 12 et 17 ans.

 

Dans des documents soumis au juge Denny Chin, rendus publics mardi, l'avocat de Bernard Madoff estime qu'une peine de 12 ans serait suffisante, se référant à des statistiques disant que l'escroc avait une durée de vie de 84 ans.

Ira Lee Sorkin a également incité le juge à ne pas céder à la "vindicte populaire".

Selon l'accusation, Bernard Madoff aurait réussi à escroquer au total 65 milliards de dollars sur une vingtaine d'années, avant la chute des marchés en 2008. Quelques 4.800 comptes clients seraient concernés.

 

Parmi ses victimes, dont certaines se sont suicidées, se trouvent de nombreux particuliers fortunés du monde entier mais aussi des fonds d'investissements et des organisations caritatives.

Plusieurs victimes ont exprimé leur frustration de ne pas avoir eu droit à un véritable procès dont les prive la reconnaissance de culpabilité de Bernard Madoff.

Version française Pascal Liétout

Géorgie : le plan russe pour la sécurité laisse l'Occident sceptique

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 22:21 :: Monde

Reuters - David Brunnstrom et Ingrid Melander

Les ministres des Affaires étrangères de l'OSCE, réunis à Corfou en Grèce, ont débattu dimanche de l'idée d'un nouveau pacte de sécurité en Europe, avancée par la Russie, mais envers laquelle Javier Solana, porte-parole de la diplomatie de l'UE, a émis des réserves.

 

Cette réunion s'est tenue au lendemain du rétablissement de la coopération officielle entre l'Otan et Moscou sur les menaces à la sécurité, coopération qui avait été gelée après le conflit ayant opposé brièvement en août 2008 la Russie à la Géorgie.

Aucun progrès n'a été enregistré à Corfou sur la question d'un maintien des observateurs de l'OSCE chargés de veiller au maintien de la paix en Géorgie, à la frontière avec les régions séparatistes que sont l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

 

Or, leur mission expire mardi et Moscou s'oppose pour l'heure à toute prise de décision sur la prolongation de leur mandat, insistant pour que soit reconnue au préalable l'indépendance proclamée par les deux régions.

La Russie voit d'un très mauvais oeil un élargissement de l'Otan et le maître du Kremlin, Dmitri Medvedev, estime que les institutions datant de l'ère froide, comme l'Otan, ne sont pas les mieux adaptées pour désamorcer les tensions d'un monde devenu multipolaire.

 

Le projet russe de Traité sur la sécurité européenne mettrait sur un pied d'égalité les pays qui en seraient signataires. Il exclurait que des alliances militaires prennent des décisions nuisant à la sécurité des autres parties prenantes, et dénierait à tout pays ou à toute alliance le droit de maintenir la paix et la stabilité sur le continent.

"(C'est) peut-être le commencement d'un processus sérieux par lequel nous allons réfléchir à l'architecture de la sécurité en Europe", a déclaré Solana avant de rejoindre la réunion ministérielle, qui s'est tenue à huis clos dans l'île de Corfou.

 

DOLÉANCES DE LA RUSSIE

Cependant, a ajouté devant la presse Solana, ancien secrétaire général de l'Otan, tout futur traité européen de sécurité doit englober non seulement les questions militaires mais aussi les questions comme l'économie, les droits de l'homme et la gouvernance démocratique.

"Il y a nombre d'aspects concernant la sécurité que nous pouvons développer davantage (mais) sans mettre en péril les structures de base qui apportent une stabilité formidable depuis nombre d'années", a-t-il estimé, en faisant allusion à l'Otan et à l'OSCE.

 

Le projet russe de traité ne met l'accent que sur les questions de sécurité militaire. Pour les Occidentaux, en outre, Moscou doit renoncer à sa vieille idée de "sphère d'influence" en matière de sécurité.

L'Occident reproche aussi à Moscou sa tendance au retour à l'autoritarisme sur le plan intérieur et les bras de fer qu'il peut avoir avec certaines ex-républiques soviétiques comme la Géorgie.

 

En retour, le Kremlin accuse les Etats-Unis de chercher à étendre son influence géopolitique dans la région. L'armée russe est notamment préoccupée par le projet américain de bouclier anti-missiles en Europe centrale et par la perspective d'entrée dans l'Otan d'ex-républiques soviétiques comme la Géorgie et l'Ukraine.

"Nous avons écouté les Russes se plaindre longuement, réclamer des améliorations à la sécurité européenne parce que, d'après leur point de vue, tout part à vau l'eau", a déclaré un diplomate européen, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

 

"Les Européens ne voient pas la nécessité de modifier les structures, mais il règne un climat de grande ouverture à la discussion", a-t-il ajouté.

"Des divergences persistent. Il reste beaucoup à faire mais nous sommes au commencement de quelque chose", a estimé un autre diplomate.

Version française Eric Faye

  

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Les grands partis satisfaits du déroulement du scrutin albanais

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 22:11 :: Monde

Reuters - Benet Koleka et Adam Tanner

Les élections législatives de dimanche en Albanie se sont déroulées correctement dans l'ensemble selon l'OSCE, et le Premier ministre Sali Berisha y voit même le meilleur scrutin organisé depuis l'avènement de la démocratie dans le pays au début des années 1990.

Selon un sondage réalisé auprès de 6.000 électeurs à la sortie des urnes pour la chaîne de télévision Ora News, les démocrates (conservateurs) de Berisha obtiendraient entre 46 et 49% des suffrages et les socialistes entre 41 et 45%.

 

"Les élections se sont déroulées mieux que tout autre scrutin que nous ayons tenu", a dit Berisha peu après la fermeture des bureaux de vote. "Il y a eu quelques petits problèmes, mais aucun de taille", a-t-il ajouté.

Les sondages de fin de campagne donnaient les démocrates et les socialistes au coude à coude.

Lors d'une conférence de presse distincte, donnée peu après celle de Berisha, Edi Rama, maire de Tirana qui dirige le Parti socialiste, s'est dit prudemment satisfait du scrutin.

 

"Malgré une série d'irrégularités et des détails désagréables en divers points du territoire albanais, l'objectif consistant à garantir le processus électoral a été dans l'ensemble atteint", a-t-il dit.

"Je suis d'accord avec M. Berisha sur le fait qu'il n'y a pas de perdant dans cette élection, car c'est l'Albanie européenne qui l'a emporté", a ajouté le maire de la capitale.

Le vote de dimanche était considéré par les pays occidentaux comme un test de la maturité politique du pays et de la pertinence de sa candidature à l'UE. L'Albanie a rejoint l'Otan en avril.

 

SATISFECIT DE L'OSCE

Washington et Bruxelles avaient pressé l'Albanie d'organiser les élections les plus libres et équitables de l'histoire du pays. Environ 400 observateurs étrangers étaient présents dimanche pour contrôler le bon déroulement des opérations de vote.

Les socialistes comme les démocrates avaient centré leur campagne sur la candidature de l'Albanie à l'UE, officiellement déposée le 28 avril, sur la création d'emplois et la croissance économique.

 

Les observateurs de l'OSCE ont jugé dans l'ensemble honnête le déroulement du scrutin législatif.

"Jusqu'à présent, tout a été relativement calme", avait déclaré dans l'après-midi Robert Bosch, qui dirige les bureaux albanais de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. "Quelques irrégularités mineures ont été signalées, mais moins que lors des scrutins précédents", a-t-il dit.

Un bref échange d'accusations de fraude entre les deux grands partis avait cependant incité dans la journée le président albanais Bamir Topi, l'ambassadeur des Etats-Unis et Bosch à recommander aux Albanais de voter dans le calme et de ne pas céder aux pressions.

 

Un peu plus tôt, la Commission électorale centrale avait estimé que les opérations de vote se déroulaient correctement, tout en faisant état de problèmes isolés.

Les électeurs albanais étaient appelés à élire 140 parlementaires selon un nouveau code électoral adoptant un système proportionnel régional.

 

Avant d'être Premier ministre, Sali Berisha a été président après la chute du communisme, de 1992 à 1997. Revenu aux affaires en 2005 avec un programme anticorruption, il a réussi à maintenir une croissance économique supérieure à 5% dans ce pays de 3,2 millions d'habitants. Les experts prévoient cependant une stagnation voire une récession économique cette année.

Version française Mathilde Gardin et Eric Faye

La Libye a retiré plusieurs milliards de francs suisses des banques helvétiques

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 19:47 :: Monde

AP - La Libye a manifestement mis à exécution ses menaces de sanctions financières contre la Suisse dans l'affaire Kadhafi puisqu'en 2008, les avoirs libyens dans des banques helvétiques ont fondu de 5,6 milliards de francs suisses (environ 3,6 milliards d'euros), selon la dernière publication de la Banque nationale suisse (BNS).

 

En octobre dernier, le chef de la banque centrale libyenne Farhat Qadara avait averti que la Libye retirerait tous ses avoirs en Suisse pour les déposer dans d'autres banques européennes, en représailles à l'arrestation l'été dernier à Genève d'un des fils de Moammar Kadhafi. Tripoli n'ayant jamais mis à exécution ses menaces d'embargo pétrolier vers la Suisse, des doutes subsistaient sur l'application réelle de ces mesures de rétorsion financières.

 

Les dernières statistiques de la BNS montrent toutefois que les avoirs libyens dans les banques suisses sont passés l'an dernier de 5,748 milliards de FS à 628 millions, soit une baisse de 89% ou de 5,120 milliards. Dans le même temps, les placements fiduciaires ont diminué de 54%, passant 812 à 373 millions de FS. La Libye a donc retiré au total 5,559 milliards de FS des coffres helvétiques.

 

Contacté par l'Associated Press, le Département fédéral des affaires étrangères a indiqué ne pas connaître en détail les sorties de capitaux libyens et ne pas en avoir été informé officiellement. Son porte-parole, Lars Knuchel, a minimisé leur importance, assurant qu'"un retrait d'avoirs de l'ampleur évoquée plus haut n'a(vait) guère de répercussions sur l'économie suisse dans son ensemble".

 

La crise entre la Suisse et la Libye a éclaté après l'arrestation d'Hannibal Kadhafi et de son épouse Aline, enceinte, le 15 juillet dernier dans un hôtel de Genève. La procédure pénale à l'encontre du couple a été classée en septembre 2008 suite au retrait des plaintes des deux domestiques qui les accusaient de maltraitance. Tripoli exige des excuses officielles, ce que Berne refuse.

Tous les efforts diplomatiques déployés jusqu'à présent par la Suisse sont restés vains, dont une visite de la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey fin mai à Tripoli.

 

Lire aussi "Justice en Suisse : la Libye l’emporte"

L'Iran hausse le ton avec l'Occident

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 19:33 :: Monde

AP - Karin Laub

Le régime iranien, confronté dimanche à une nouvelle manifestation de rue à Téhéran malgré la répression féroce qui vise le mouvement de contestation post-électoral, a durci sa position à l'égard de l'Occident en faisant arrêter des employés iraniens de l'ambassade de Grande-Bretagne. Un geste qualifié de "harcèlement" et d'"intimidation" par Londres, qui a reçu le soutien de ses partenaires de l'Union européenne.

 

Selon le chef de la diplomatie britannique David Miliband, qui participait dimanche à Corfou (Grèce) à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) et de l'UE, "environ neuf" employés de l'ambassade ont été arrêtés samedi et quatre seulement ont été libérés.

Ils sont accusés par le régime iranien d'avoir joué un "rôle important" dans le mouvement de protestation qui a suivi la présidentielle contestée du 12 juin, selon la télévision d'Etat et l'agence de presse semi-officielle Fars.

 

Selon le Foreign Office, plus de 100 personnes, dont 70 Iraniens employés localement, travaillent dans cette ambassade.

"L'idée selon laquelle l'ambassade britannique est d'une certaine façon derrière les manifestations et mouvements de protestations qui ont eu lieu à Téhéran est totalement sans fondement", a martelé dimanche David Miliband.

 

Depuis le début de la crise en Iran, le régime des mollah reproche à l'Occident d'attiser la contestation et accuse expressément la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d'ingérence. Ces tensions ont conduit la semaine dernière à l'expulsion d'Iran de deux diplomates britanniques, mesure à laquelle Londres a répondu symétriquement.

Les ministres de l'UE, qui ont évoqué la question iranienne à Corfou, ont exprimé leur soutien à la Grande-Bretagne en publiant une déclaration qui "réaffirme la solidarité entre Etats membres".

 

A Londres, une porte-parole du Foreign Office a averti que tout nouvel incident de ce type entraînerait une "réponse forte et unie de l'Union européenne". Elle n'a pas souhaité confirmer les informations prêtant à Londres l'intention de rappeler son ambassadeur en Iran.

 

Dans le même temps, l'UE s'est dite favorable à une reprise des contacts sur le programme nucléaire iranien, dix jours après la condamnation unanime de la répression en Iran par les Vingt-Sept.

"Nous aimerions beaucoup avoir prochainement la possibilité de reprendre les discussions multilatérales avec l'Iran sur les importantes questions nucléaires", a déclaré le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères Javier Solana.

 

Une position partagée par l'administration américaine, qui, par la voix de plusieurs hauts responsables, a continué dimanche de prôner le dialogue avec Téhéran, malgré les propos véhéments du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, officiellement largement réélu le 12 juin, à l'égard de Washington.

 

"Nous souhaitons nous asseoir et parler avec les Iraniens pour leur offrir deux possibilités. L'une les ramènerait au sein de la communauté des nations, l'autre aurait des conséquences très dures", a expliqué David Axelrod, proche conseiller du président Barack Obama. "Nous sommes aussi conscients du fait que les armes nucléaires en Iran et la nucléarisation de toute la région constituent une menace pour ce pays, pour tous les pays de la région et pour le monde."

 

Tout en haussant le ton avec l'Occident, Téhéran a poursuivi dimanche son processus de normalisation, alors que des témoins faisaient état d'affrontements dimanche à Téhéran entre police et quelque 3.000 manifestants près d'une mosquée du nord de la capitale iranienne. Les affrontements autour de la mosquée Ghoba étaient violents et des manifestants ont déclaré à l'Associated Press souffrir de fractures des jambes ou des bras.

 

Un peu plus tôt, le guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, avait lancé un appel à l'unité nationale, invitant les partisans de M. Ahmadinejad et ceux de l'opposition à "ne pas dresser les uns contre les autres". Il avait néanmoins définitivement entériné le 25 juin les résultats du scrutin, excluant de remettre en cause la victoire du président conservateur sortant.

 

Dans ces conditions, le principal candidat d'opposition, Mir Hossein Moussavi, a annoncé dimanche son refus de participer à la commission spéciale de recomptage portant sur 10% des bulletins de vote du 12 juin. Dans un communiqué publié sur un site de partisans, il a rejeté la proposition du Conseil des gardiens de la Constitution et réclamé une nouvelle fois l'annulation du scrutin, qui serait à ses yeux "la solution la plus adéquate pour rétablir la confiance du public".

 

Lire aussi "Iran : des élections truquées ?"

Inquiétude en Irak avant le retrait américain des grandes villes

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 19:13 :: Monde

Reuters - Aseel Kami et Daniel Wallis

L'Irak a annulé dimanche toutes les permissions des forces de sécurité, placées en état d'alerte à deux jours du retrait total des soldats américains des centres urbains du pays, un redéploiement qui inquiète une partie de la population.

Le départ des unités de l'US Army des localités irakiennes et leur regroupement dans des bases en dehors des villes découlent de l'accord de sécurité conclu entre Washington et Bagdad à la fin de l'an dernier.

 

Cet accord prévoit aussi que toutes les troupes américaines auront quitté l'Irak d'ici le début 2012.

Par précaution, l'US Army a déclaré que, dans le nord du pays où la violence est endémique, la plupart de ses bases actuelles étaient en "zone rurale", ce qui permet de les exclure des plans de redéploiement.

A l'approche de ce départ des GIs et des marines des grandes villes, les attentats à la bombe se sont multipliés ces dernières semaines à Bagdad et dans le Nord, semant le doute parmi la population sur les capacités des forces irakiennes à assurer la sécurité.

 

Deux attentats meurtriers ont notamment frappé cette semaine Bagdad et Kirkouk, dans le nord du pays, tuant plus de 150 personnes. Vendredi, la capitale a de nouveau été ensanglantée par un attentat qui a fait au moins treize morts sur un marché.

Dimanche, de nombreux barrages avaient été érigés aux carrefours de la capitale où les forces de l'ordre fouillaient avec soin les voitures.

 

"Toutes nos forces sont en état d'alerte. Pas question de congés. Dans tout le pays, c'est la mobilisation", a dit le général Abdoul-Karim Khalaf, porte-parole du ministère de l'Intérieur dont dépendent les forces de police.

"Toutes nos unités ont été renforcées, et pas seulement aux points de contrôle", a-t-il ajouté.

Samedi, le Premier ministre, le chiite Nouri al Maliki, a salué "une nouvelle étape qui va renforcer la souveraineté irakienne", "un message envoyé au monde qui montre que nous sommes désormais capables d'assurer notre sécurité et de gérer nos affaires internes".

 

LE GÉNÉRAL ODIERNO OPTIMISTE

Le chef des forces américaines en Irak, le général Ray Odierno, a déclaré dans une interview dimanche à CNN que ses hommes "continueraient de mener des opérations d'importance près des villes et à leur périphérie". "Je pense que cela nous permettra de préserver la sécurité et la stabilité en Irak", a-t-il dit.

 

Sur Fox News, il a souligné avoir "plus confiance que jamais" dans les forces de sécurité irakiennes.

Le redéploiement de l'US Army devrait inciter les islamistes d'Al Qaïda à multiplier les attaques afin de déstabiliser le gouvernement de Bagdad avant les élections législatives prévues en janvier prochain.

"Il est clair que nous nous attendons à une recrudescence des attentats. Mais nous avons pris nos précautions", a dit le général Khalaf.

 

Pour Khalil Ibrahim, un sunnite, ancien membre des services de renseignement militaires qui vit à Bagdad un pistolet à portée de main et un fusil d'assaut sous son lit, le retrait américain des villes six ans après l'invasion est un motif d'inquiétude.

"L'Iran a de bonnes relations avec nos milieux politiques. Il contrôle certaines milices chiites. Une fois les Américains partis, les Iraniens feront ce qu'ils voudront", dit-il.

"Et le départ des Américains, ce sera aussi le retour d'Al Qaïda." Une perspective qui l'inquiète car après avoir d'abord lutté contre les Américains, Ibrahim a changé de camp et rejoint les milices sunnites qui ont contribué à chasser les combattants islamistes de plusieurs provinces.

 

"J'ai de bons rapports avec les Américains, je pourrais aller vivre aux Etats-Unis... Mais je suis né ici et je veux y mourir. Si je m'en vais, d'autres m'imiteront et alors qui restera ici?"

"Nous craignons ce qui va se passer dans les prochaines semaines. Nous pensons qu'il peut y avoir beaucoup de morts", dit pour sa part Salah Abd, un fonctionnaire chiite de 40 ans qui vit à Sadr City, le grand quartier chiite de Bagdad.

 

D'autres, plus optimistes, se disent confiants dans le renforcement et la bonne tenue des forces armées irakiennes.

"Les soldats irakiens feront mieux que les Américains parce qu'ils ont à coeur, eux, de défendre nos intérêts", veut croire Maroua, une chiite de 44 ans.

Version française Guy Kerivel

 

Lire aussi : "Irak : la violence toujours bien présente"

Putsch militaire au Honduras

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 17:52 :: Monde

 

Quelques clefs pour comprendre

Elu en novembre 2005 pour 4 ans, le président Manuel Zelaya est un allié du numéro un socialiste vénézuélien Hugo Chavez.

Suivant son exemple, il voulait amender la Constitution du Honduras afin de pouvoir briguer un nouveau mandat de 4 ans lors de la présidentielle en novembre.

Le chef d'état-major des forces armées a refusé de l'aider à organiser ce dimanche un référendum modifiant la constitution en ce sens, ce qui lui a valu d'être limogé.

L’organisation de ce référendum rencontrait l’opposition de l'armée, du Congrès et de la Cour Suprême, qui l'a déclaré illégal.

 

 

Rébellion des militaires

Quelques jours après la destitution de leur chef d'état-major, les militaires honduriens se sont rebellés dimanche contre le président qu'ils ont chassé du pouvoir et expulsé vers le Costa Rica.

Le président, arrivé dans ce pays, a demandé l'asile politique.

Il a dénoncé un "coup d'Etat" et un "enlèvement".

A Tegucigalpa, la police a tiré des gaz lacrymogènes contre des manifestants favorables à Zelaya, dans le centre de la capitale, après l'arrestation du président.

 

Le président américain Barack Obama a fait part de sa vive préoccupation. L'Union européenne a également condamné l'arrestation de Zelaya.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'était déclaré vendredi préoccupé par les tensions institutionnelles et politiques.

 

Sources : Reuters, AP, ONU

Calendrier international : semaine du 29 juin au 5 juillet

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 17:00 :: Monde

AP - Voici le calendrier des principaux événements internationaux prévus pour la semaine du 29 juin au 5 juillet:

 

LUNDI 29 JUIN

- New York: annonce de la sentence de l'ancien ponte de Wall Street Bernard Madoff, qui a plaidé coupable d'une gigantesque escroquerie financière

- Tirana: la mission d'observation électorale internationale présente ses premières conclusions sur les législatives albanaises

- Paris: le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner reçoit Staffan de Mistura, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Irak

 

MARDI 30 JUIN

- Bruxelles: les délégués de l'Union européenne et de la Turquie devraient ouvrir un nouveau chapitre de négociations sur l'adhésion

 

MERCREDI 1ER JUILLET

- Stockholm: la Suède prend pour six mois la présidence tournante de l'Union européenne

- Athènes: entrée en vigueur en Grèce d'une loi anti-tabac qui prévoit l'interdiction de fumer dans les lieux publics fermés et sur tous les lieux de travail

- Brazzaville: élection présidentielle en République du Congo (Congo-Brazzaville)

- Hong Kong: marche annuelle en faveur de la démocratie

 

JEUDI 2 JUILLET

- Vienne: le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) élit son nouveau président pour succéder à Mohamed El Baradei

- Colombie/France: premier anniversaire de la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage des FARC

Le Pakistan offre 615.000 dollars pour la capture d'un chef taliban

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 11:32 :: Monde

PESHAWAR, Pakistan (AFP) - Les autorités pakistanaises ont offert dimanche 615.000 dollars pour toute information menant à la capture, "mort ou vif", du commandant taliban Baïtullah Mehsud contre lequel l'armée pakistanaise dit préparer une offensive d'ampleur dans le nord-ouest du pays.

Deux quotidiens nationaux en ourdou ainsi que plusieurs journaux locaux dans la grande ville du nord-ouest, Peshawar, ont publié l'annonce gouvernementale promettant 50 millions de roupies (615.000 USD) pour la capture de Baïtullah Mehsud.

 

Des récompenses allant de 10 à 15 millions de roupies sont également offertes pour dix de ses lieutenants.

"Le gouvernement a annoncé une récompense en liquide pour quiconque fournirait une authentique information conduisant à leurs captures, morts ou vifs", indique l'annonce.

"Des innocents périssent à cause des activités sanguinaires de ses soi-disant gardiens de l'islam", poursuit le texte.

C'est la première fois que les autorités pakistanaise mettent à prix la tête du chef taliban décrit par le département américain comme "un facilitateur clé d'Al-Qaïda dans les zones tribales".

 

"La liste a été publiée par le ministère de l'Intérieur et elle l'a été, pour la première fois, en lien avec les différentes agences en charge de la sécurité qui ont fourni d'inestimables renseignements au gouvernement", a indiqué Fayyaz Tooro, ministre de l'Intérieur de la Province-Frontière du Nord-Ouest (NWFP) dont Peshawar est la capitale.

Principal chef rebelle taliban du Pakistan accusé de nombreux attentats sanglants, Baïtullah Mehsud reste insaisissable malgré une mise à prix de cinq millions de dollars déjà offerte par les Etats-Unis et il continue à harceler les autorités depuis son fief des zones tribales du nord-ouest.

 

L'armée se déclare depuis deux semaines sur le point de lancer l'assaut contre Mehsud et ses hommes dans le Waziristan du Sud, l'un des sept districts tribaux frontaliers de l'Afghanistan.

Les forces pakistanaises, qui bombardent régulièrement les zones tribales, ont déjà déclenché fin avril une offensive dans la région voisine de Swat, sous la pression des Etats-Unis inquiets de voir les talibans y progresser et se rapprocher de la capitale Islamabad.

 

En représailles, les talibans ont intensifié une campagne d'attentats frénétique, qui a déjà fait près de 2.000 morts depuis deux ans. Beaucoup ont été revendiqués par le Mouvement des talibans du Pakistan (Tehreek-e-Taliban Pakistan, TTP) de Baitullah Mehsud.

Ce mouvement a revendiqué le premier attentat suicide vendredi au Cachemire pakistanais.

Les zones tribales du Nord-Ouest pakistanais sont considérées par Washington comme un repaire des talibans et de leurs alliés d'Al-Qaïda, à qui Baitullah Mehsud a fait allégeance.

 

Lire aussi "Le Pakistan en guerre contre les talibans"

Venezuela : manifestations de soutien et d'hostilité à la chaîne que Chavez menace de fermer

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 28/06/2009 à 0:20 :: Monde

AP - Plusieurs milliers de Vénézuéliens ont manifesté samedi dans les rues de Caracas pour exprimer leur soutien ou leur hostilité à la chaîne d'opposition Globovision que le gouvernement du président Hugo Chavez a menacé de fermer.

"Le journalisme est la liberté!", ont scandé des manifestants de l'opposition lors d'un rassemblement en faveur de la chaîne. Certains agitaient des drapeaux vénézuéliens tandis que d'autres brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Ils ne nous feront pas taire".

 

Au mois de juin, Hugo Chavez a exhorté les dirigeants de Globovision à réfléchir aux vives critiques émises par la chaîne à l'encontre du gouvernement, sous peine d'être confrontés à une fermeture de la chaîne. La télévision est la cible de plusieurs actions menées par la justice et l'instance de régulation des télécommunications.

Samedi, Mary Pojah, une enseignante de 73 ans, a souligné que la fermeture de Globovision serait "terrible pour le Venezuela." "C'est la seule chaîne qui nous tient informés", a-t-elle souligné. "Les gens sans liberté d'expression ne sont pas libres".

 

Parallèlement, des milliers de partisans d'Hugo Chavez ont participé à une manifestation en direction de l'Assemblée nationale en signe de soutien au gouvernement.

La ministre de l'Information Blanca Eekhout a affirmé que le pays avait "souffert des conséquences d'une dictature des médias". "Le pouvoir doit (leur) être pris" et "être donné à la population", a-t-elle déclaré à Union Radio.

"Le débat national et public est ouvert à propos des lois sur la communication", a de son côté lancé la présidente de l'Assemblée nationale Cilia Flores aux manifestants pro-Chavez. "Nous ne nous attaquerons pas seulement aux lois, mais aussi au rôle des médias" dans la société, a-t-elle ajouté.

 

Lire aussi "Venezuela : Chavez a des problèmes avec la démocratie"

Russie et Otan reprennent leur coopération

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 23:12 :: Monde

Reuters - David Brunnstrom et Ingrid Melander

L'Otan et Moscou ont décidé samedi, lors d'une rencontre dans l'île grecque de Corfou, de reprendre leur coopération suspendue après la guerre entre la Russie et la Géorgie en août dernier, a annoncé un responsable de l'Alliance atlantique.

Le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, avait auparavant déclaré que les deux parties reconnaissaient qu'il était tant d'unir leurs efforts dans la lutte contre les insurgés afghans et le trafic de drogue, la piraterie au large de la Somalie, le terrorisme et la prolifération nucléaire.

 

La reprise de la coopération a été décidée une semaine avant une rencontre entre le président américain Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev à Moscou, ainsi qu'un sommet du Groupe des Huit en Italie.

"Nous avons relancé nos relations à un niveau politique, nous sommes aussi convenus de reprendre les contacts entre militaires gelés depuis août dernier", a déclaré Jaap de Hoop Scheffer lors d'une conférence de presse.

 

"Le Conseil Otan-Russie est maintenant réenclenché. Nous sommes convenus de ne pas laisser des désaccords mettre tout le train à l'arrêt. Sur la Géorgie, il reste des divergences fondamentales (...) (Mais) la Russie a besoin de l'Otan et l'Otan a besoin de la Russie.

"L'Afghanistan est clairement, et aussi pour la partie russe, un dossier où une coopération renforcée et plus étroite est certainement possible" et cela pourrait inclure une intensification des opérations anti-drogue, a dit le secrétaire général de l'Otan.

 

La Russie s'est montrée plus réservée sur l'accord conclu à Corfou par les ministres des Affaires étrangères de l'Otan et de la Russie, réunis pour la première fois depuis le conflit russo-géorgien d'août 2008.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a qualifié la réunion, après une interruption de dix mois, de "développement positif dans une certaine mesure" et il a évoqué des "échanges très francs", allusion aux divergences sur la Géorgie.

 

"NOUVELLE ARCHITECTURE DE SECURITE"

Il a réaffirmé que la reconnaissance par la Russie de l'"indépendance" des deux régions rebelles de Géorgie était une "nouvelle réalité" irréversible et que les Occidentaux devaient s'y faire.

La Russie a repoussé les forces géorgiennes qui tentaient de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud, en août 2008, et elle s'est opposée à une prolongation de la mission d'observation de l'OSCE en Géorgie, qui vient à expiration mardi, en exigeant un mandat séparé pour l'Ossétie du Sud.

 

Des diplomates occidentaux redoutent que le départ imminent des observateurs militaires de l'OSCE entraîne de nouveaux affrontements dans la poudrière caucasienne.

En dépit de l'impasse sur la Géorgie, le secrétaire général de l'Otan a assuré que des efforts en vue de concrétiser l'accord de samedi seraient lancés bientôt à Bruxelles au niveau des ambassadeurs.

De nombreux ministres resteront dans l'île de Corfou pour une réunion informelle sur les liens de l'Union européenne avec Téhéran, à la lumière des manifestations post-électorales iraniennes et de leur répression, et pour des discussions de l'OSCE sur les tensions avec Moscou liées à la Géorgie.

 

L'Américain James Appathurai, porte-parole de l'Alliance atlantique, a déclaré que l'Otan comptait aussi sur la coopération de la Russie dans les opérations contre la piraterie maritime au large de la Somalie, et espérait élargir aux dimensions de l'Alliance les pourparlers sur l'acheminement d'équipements militaires en Afghanistan via le territoire russe.

Après la réunion Otan-Russie de samedi, les chefs de la diplomatie des 56 Etats membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), que préside la Grèce, se retrouveront également à Corfou.

 

Ils réfléchiront notamment à la nouvelle "architecture européenne de sécurité" proposée par le président russe Dmitri Medvedev.

Cela ne peut remplacer l'Otan ou l'OSCE, a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier. Mais une fenêtre s'est ouverte pour résoudre des problèmes tels que la défense antimissiles et la réduction des armes nucléaires et conventionnelles.

Avec Dina Kyriakidou et Hans-Edzard Busemann, version française Henri-Pierre André, Philippe Bas-Rabérin et Nicole Dupont

Thaïlande : 25.000 manifestants antigouvernementaux à Bangkok

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 20:30 :: Monde

BANGKOK (AFP) - Quelque 25.000 partisans de l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra se sont massés samedi à Bangkok, soit le plus important rassemblement antigouvernemental dans la capitale thaïlandaise depuis deux mois, selon la police.

L'ancien Premier ministre, qui vit en exil à Dubaï pour échapper à une condamnation pour corruption en Thaïlande, s'est adressé au téléphone à la foule pendant 50 minutes, lui demandant de ne pas "le laisser mourir dans le désert".

 

"Nous sommes ici parce que nous voulons voir une vraie démocratie", a déclaré M. Thaksin. "Pourquoi devez-vous me laisser mourir dans le désert (de Dubaï) alors que je peux travailler pour notre pays", a-t-il lancé.

Les "Chemises rouges", les partisans de M. Thaksin, exigent que le chef du gouvernement, Abhisit Vejjajiva, dissolve le Parlement et convoque de nouvelles élections.

 

M. Thaksin, qui été renversé par des généraux royalistes en 2006, a indiqué qu'il "allait bien" et qu'il se consacrait à des activités d'homme d'affaires et à des voyages, mais qu'il souffrait de la solitude. "Je veux rentrer", a-t-il ajouté, acclamé par les manifestants.

Il a également critiqué avec virulence la politique économique du Premier ministre, l'accusant notamment d'avoir augmenté les impôts.

Jatuporn Prompan, un des dirigeants du mouvement, a indiqué qu'il organiserait trois autres rassemblements, sans préciser leurs dates.

 

Il a appelé les manifestants à ne pas quitter les lieux du rassemblement malgré l'averse qui s'est abattue sur la capitale.

"Le (mauvais) temps ne nous empêchera pas de renverser le gouvernement", a-t-il lancé. "Abhisit doit dissoudre le parlement et rendre immédiatement le pouvoir au peuple", a-t-il ajouté.

Il a également stigmatisé le conseiller royal Prem Tinsulanonda que les Chemises rouges accusent d'avoir renversé M. Thaksin en 2006.

"Prem est toujours notre ennemi public numéro un. Il est l'ennemi de ce pays", a-t-il asséné.

Les organisateurs ont assuré que la manifestation serait pacifique.

 

De son côté, le gouvernement a promis la fermeté en cas de débordements. Plus de 3.000 policiers et 1.000 soldats ont été mobilisés pour assurer la sécurité des édifices gouvernementaux.

Le vice-Premier ministre Suthep Thaugsuban a indiqué qu'il avait préparé un document permettant d'invoquer une loi sur la sécurité intérieure octroyant plus de pouvoirs à l'armée en cas de désordres au cours du rassemblement.

 

Entre le 26 mars et le 14 avril, le royaume a été le théâtre d'importantes manifestations antigouvernementales qui ont entraîné l'annulation d'un sommet asiatique à Pattaya, la proclamation de l'état d'urgence à Bangkok et la répression par l'armée du mouvement des "Chemises rouges" dans la capitale. Les violences à Bangkok ont fait au moins deux morts et 123 blessés.

Depuis trois ans, la Thaïlande est profondément divisée entre partisans et adversaires de M. Thaksin qui reste populaire dans les couches défavorisées de la population, notamment dans les régions rurales du nord. Il est, en revanche, détesté par les élites traditionnelles de Bangkok.

 

Lire aussi "Thaïlande : la crise est terminée"

Des centaines de milliers de manifestants pour la Gay Pride à Paris et Berlin

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 20:20 :: Europe

PARIS/BERLIN (AFP) - Des centaines de milliers de personnes ont défilé samedi à Paris et à Berlin pour la Gay Pride, 40 ans après une émeute à New York qui marqua le début du mouvement pour l'égalité des droits avec les hétérosexuels.

 

Ces rassemblements commémorent les émeutes déclenchées il y a 40 ans à New York par une descente de police dans un bar fréquenté par des travestis et de jeunes prostitués sur Christopher Street, dans le quartier de Greenwich Village. Depuis, chaque année New York célèbre l'événement par un défilé, la Gay Pride, prévu dimanche sur la 5ème avenue.

 

A Paris, environ 700.00 personnes, selon les organisateurs, 200.000 de source policière, dont la chanteuse américaine Liza Minnelli, ont cheminé sous le soleil à l'occasion de la Marche des Fiertés fiertés lesbiennes, gay, bi et transsexuelles, axée sur la revendication de "l'égalité réelle" avec les hétérosexuels.

L'artiste, présente à Paris où elle devait se produire dans la soirée, a été accueillie par le maire socialiste Bertrand Delanoë, fidèle de la manifestation populaire, ainsi que Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France et Harlem Désir, membre de la direction du PS et député européen.

 

Le cortège haut en couleur, parti vers 14H00 de Montparnasse, se dirigeait au son de musiques pop ou techno vers la place de la Bastille (XIe), sous le regard de milliers de badauds.

A Berlin, la manifestation, qui rassemblait plusieurs dizaines de milliers de personnes, voire 550.000 participants et spectateurs, selon les organisateurs cités par les médias locaux, était placée sous le thème de la lutte contre "toutes les discriminations" à l'encontre des homosexuels.

 

Accompagnés de chars musicaux, les manifestants ont commencé à défiler lentement dans les rues de la capitale allemande, sous un ciel gris, vers 12H30 locales (10H30 GMT). En tête de cortège, le camion des organisateurs portait le slogan "Pas à pas vers le bonheur homo. Tous les droits pour tous".

Les organisateurs et les partis politiques qui défilaient réclamaient notamment que l'interdiction de la discrimination en raison de l'orientation sexuelle soit inscrite dans la Loi fondamentale, qui tient lieu de Constitution en Allemagne.

 

A la veille de la manifestation parisienne, le ministre français du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique Eric Woerth a annoncé l'extension du versement du capital décès aux personnes pacsées dans la fonction publique.

L'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) a salué "avec vigueur" cette décision, qualifiée de "geste fort pour l'égalité", mais appelé à aller plus loin.

 

Les organisateurs de la Marche réclament le droit aux pensions de reversion, l'ouverture du mariage et de l'adoption, un statut du parent non biologique, l'accès des couples de lesbiennes à la procréation médicalement assistée, la possibilité pour les transsexuels de changer d'état-civil sans obligation d'opération chirurgicale de changement de sexe impliquant la stérilisation, ainsi que la "dépsychiatrisation des transsexuels promise par la ministre de la Santé en mai".

Les Etats-Unis révisent leur politique antidrogue en Afghanistan

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 18:55 :: Monde

Reuters - Phil Stewart et Daniel Flynn

Les Etats-Unis vont remanier de fond en comble leur stratégie antidrogue en Afghanistan en abandonnant peu à peu l'éradication du pavot, a déclaré samedi l'émissaire de Washington au Pakistan et en Afghanistan.

Richard Holbrooke, qui prenait part à une conférence du Groupe des Huit (G8) sur la stabilisation de l'Afghanistan, s'est aussi entretenu des mesures visant à y favoriser le bon déroulement du scrutin présidentiel du 20 août prochain.

 

Washington a quasiment doublé ses effectifs militaires pour combattre l'insurrection des taliban et assurer la sécurité durant l'élection.

"La politique occidentale contre la culture de l'opium, la culture du pavot, a échoué. Elle n'a porté aucun préjudice aux taliban mais a mis des cultivateurs au chômage", a dit Holbrooke à Reuters après une série d'entretiens bilatéraux à Trieste.

 

"Nous ne favoriserons plus l'éradication des cultures. Nous allons l'abandonner progressivement", a-t-il indiqué en précisant que l'effort porterait dorénavant sur l'interception des drogues et des produits chimiques utilisés pour les fabriquer ainsi que sur la chasse aux trafiquants.

Quelques activités d'éradication pourraient rester tolérées mais exclusivement dans des zones restreintes, a-t-il ajouté.

L'Afghanistan produit plus de 90% de l'héroïne mondiale.

 

Malgré les millions de dollars consacrés à la politique anti-stupéfiants, la production de drogue a considérablement augmenté jusqu'à l'an dernier. Selon des statistiques de l'Onu, la production afghane d'opiacés a été multipliée par plus de 40 depuis la chute des taliban, chassés de Kaboul par l'intervention alliée de la fin 2001.

Selon Franco Frattini, chef de la diplomatie italienne, Holbrooke a informé les délégués que les Etats-Unis allaient réduire le financement des programmes d'éradication tout en débloquant plusieurs centaines de millions de dollars pour soutenir les cultures légales.

 

ÉLECTION CRUCIALE

Antonio Maria Costa, directeur de l'Office de l'Onu pour le contrôle des drogues et la répression du crime, a déclaré à Reuters que la stratégie d'éradication américaine s'était réduite à "une triste plaisanterie" :

"Triste, parce que beaucoup de policiers et de soldats afghans (...) ont été tués et qu'on n'a éradiqué qu'environ 5.000 hectares, soit à peu près trois pour cent du volume."

 

L'Iran a refusé de participer à la réunion, mais Antonio Maria Costa a dit que Téhéran coopérait à une action multilatérale visant à contrer le trafic en provenance d'Afghanistan et avait lancé des opérations anti-stupéfiants avec les autorités afghanes et pakistanaises.

"C'est tout à fait nouveau, cela ne se voyait pas dans le passé", a-t-il noté.

Dans un communiqué, les 45 pays et organisations internationales présents à la conférence s'engagent à étudier les moyens d'accroître l'aide humanitaire au Pakistan, où près de deux millions d'habitants ont été déplacés par des combats.

 

Richard Holbrooke a déclaré que les alliés n'en faisaient pas assez. "Les Etats-Unis sont de loin le premier donateur dans la crise des réfugiés du Pakistan. Cela ne me gêne pas (...) mais d'autres pays ne font pas ce qu'on peut attendre à mon sens", a-t-il dit, ajoute que certains ministres lui avaient assuré en privé que leurs pays accentueraient leur effort.

Le scrutin afghan est jugé crucial pour le président Hamid Karzaï et pour Washington. Des délégués ont souligné - non sans songer à la présidentielle iranienne - l'importance d'une consultation libre, équitable et crédible.

 

Karzaï a exhorté samedi les taliban et leurs alliés à voter au lieu de perturber les opérations électorales. Frattini s'en est réjoui en notant que les pays de la Ligue arabes et du Golfe se montraient très intéressés par cette démarche.

Richard Holbrooke a dit que de hauts responsables américains considéraient cette élection comme "l'événement le plus important de l'année". "L'équité de cette élection déterminera la crédibilité et la légitimité du gouvernement. Nous venons d'assister à un cas spectaculairement malheureux tout près de là, en Iran", a-t-il déclaré.

 

"Dans ces situations, la gouvernance devient plus difficile. Aussi (...) aimerions-nous voir un gouvernement élu par son peuple dans des conditions crédibles, qui serait jugé légitime par le peuple et par la communauté internationale."

Avec Adrian Croft, version française Philippe Bas-Rabérin

 

Lire aussi "Afghanistan : la coalition s’enlise dans la guerre contre les talibans"

Niger : l'opposition dénonce "le coup d'Etat" du président Tandja

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 17:36 :: Monde

NIAMEY(AFP) (AFP) - L'opposition a dénoncé samedi à Niamey un "coup d'Etat" et demandé à l'armée de désobéir après la décision la veille du président nigérien Mamadou Tandja de s'arroger des "pouvoirs exceptionnels" pour gouverner seul.

Le président a annoncé vendredi soir à la télévision publique qu'il prenait des "pouvoirs exceptionnels", invoquant l'article 53 de la constitution qui, lorsque "l'indépendance de la République est menacée", permet au président de gouverner par le biais d'ordonnances et de décrets.

 

M. Tandja, qui souhaite rester au pouvoir à tout prix, a déjà dissous le parlement le 26 mai.

Vendredi, il réagissait au refus de la Cour constitutionnelle de revenir sur son arrêt qui invalide le référendum prévu le 4 août, une consultation censée lui permettre de briguer un troisième mandat.

"Nous sommes dans un blocage institutionnel, c'est ce qui a justifié le message à la nation du président (...). Il ne saurait accepter que le Niger soit bloqué en raison d'un travail de sape", a affirmé vendredi le ministre de la communication, Mohammed Ben Omar.

 

Mais l'opposition, regroupée dans le Front de défense de la démocratie (FDD), continue son combat.

Le FDD "dénonce le coup d'Etat que vient de perpétrer le président Tandja, demande à tous les Nigériens de se mobiliser en usant de tous les moyens légaux pour faire immédiatement échec à cette entreprise de liquidation de l'Etat de droit et de la démocratie", a déclaré le président du Front, Mahamadou Issoufou.

Ce dernier, battu deux fois à la présidentielle par Mamadou Tandja en 1999 et 2004, a appelé les forces de sécurité et de défense à "refuser d'obéir aux ordres d'un homme qui a pris l'option délibérée de violer la Constitution et qui a désormais perdu toute légitimité politique et morale".

 

L'opposant a notamment utilisé l'article 13 de la Constitution, qui prévoit que "nul n'est tenu d'exécuter un ordre manifestement illégal".

L'armée, en dépit d'une histoire riche en coups d'Etat, a jusqu'à présent adopté une attitude de totale neutralité dans l'actuel bras de fer politico-juridique entre le président et l'opposition.

De plus en plus seul, combattu dans la rue par les syndicats et de nombreuses ONG, critiqué à l'étranger, Mamadou Tandja a été lâché jeudi par le principal parti qui le soutenait et qui a retiré ses huit ministres du gouvernement.

 

La Convention démocratique et sociale (CDS) a annoncé sa décision au Premier ministre Seyni Oumarou, lui-même très silencieux, en raison de "la divergence d'appréciation" sur le référendum.

L'appui de la CDS, dirigée par le président du Parlement dissous Mahamane Ousmane, avait été décisif pour l'élection de M. Tandja en 1999 et 2004. La formation détenait notamment les portefeuilles de la Défense, de la Santé, de la Jeunesse et des Sports ou encore de la Lutte contre la vie chère.

Aujourd'hui, l'impasse politique est totale au Niger.

 

Le 12 juin dernier, la Cour constitutionnelle avait refusé une première fois l'organisation du référendum présidentiel. La Commission électorale nationale a peu après convoqué des législatives anticipées le 20 août, à la suite de la dissolution par M. Tandja de l'assemblée nationale.

La France, ancienne puissance coloniale, suit l'évolution de la situation avec attention: en raison de ses énormes richesses en uranium exploitées par le group français Areva, le Niger est un pays stratégique pour la France.

Zimbabwe : Tsvangirai opposé aux pressions occidentales pour chasser Mugabe

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 17:29 :: Monde

Reuters - Les pressions occidentales pour que Robert Mugabe quitte la présidence du Zimbabwe pourraient entraîner le pays dans le chaos, a déclaré samedi le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, ancien rival du chef de l'Etat.

 

"Cet homme fait partie de la solution, que vous l'aimiez ou non", a dit Tsvangirai dans une interview à Reuters, ajoutant que c'était à Mugabe, au pouvoir depuis 1980, de décider du moment de son départ.

"Si vous poussez quelqu'un dehors, vous ne savez pas ce qui peut se passer, le résultat est imprévisible. Qui pourra faire face à cette situation ? Ce pourrait être le chaos", a-t-il ajouté.

Tsvangirai, qui vient d'achever une tournée en Europe et aux Etats-Unis, a précisé qu'il allait prendre des mesures pour attirer les investisseurs, notamment en permettant que des sociétés étrangères prennent des participations majoritaires dans les secteurs miniers et agricoles.

 

Lors de son passage à Londres, il avait appelé ses compatriotes qui vivent en exil à revenir dans leur pays pour participer à la reconstruction.

Morgan Tsvangirai a souligné que le Zimbabwe avait fait un grand pas en avant depuis que son parti, le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), a formé en février un gouvernement d'union avec les partisans de Mugabe.

Michael Georgy et Serena Chaudhry, version française Guy Kerivel

 

Lire aussi "Zimbabwe : toujours pas de démocratie"

Le désarmement des unionistes s'accélère en Ulster

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 16:39 :: Europe

Reuters - Anne Cadwallader

L'Ulster Volunteer Force (UVF), principal groupe paramilitaire unioniste d'Irlande du Nord, a annoncé samedi avoir franchi une étape clé du processus de paix provincial en se défaisant de ses armes devant témoins.

Un autre groupe paramilitaire protestant, l'Ulster Defense Association (UDA), a indiqué simultanément qu'il entamait le même processus et cessait la lutte armée.

 

Ces initiatives, confirmées par les gouvernements britannique et irlandais, témoignent de la volonté de tourner le dos à la violence dans chacun des deux ensembles confessionnels, mais sans éliminer la menace que représentent encore, de part et d'autre, des groupes dissidents radicaux.

"Les dirigeants de l'Ulster Volunteer Force et du Red Hand Commando (RHC) confirment aujourd'hui qu'ils ont achevé le processus qui rend leur équipement militaire totalement et irréversiblement hors d'usage", précise un communiqué lu aux journalistes à Belfast par un représentant de l'UVF et du RHC, unité associée au groupe.

 

L'homme qui a lu le message portait un costume ordinaire, par contraste avec les longues années où les porte-parole paramilitaires s'adressaient aux médias avec des masques et en brandissant des armes.

Les organisations militaires "loyalistes", qui veulent le maintien de l'Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni, font l'objet de pressions visant à leur faire déposer les armes depuis la décision prise en ce sens en 2005 par les activistes catholiques de l'Armée républicaine irlandaise (IRA).

 

"Les dirigeants de l'UVF et du RHC ont tenu parole", a déclaré Shaun Woodward, secrétaire d'Etat britannique pour l'Irlande du Nord, en confirmant que l'UVF et le RHC avaient mené à terme le processus prévu en coopération avec la Commission internationale indépendante sur le désarmement.

 

POUR L'UDA, "LA LUTTE EST TERMINÉE"

L'Irlande du Nord connaît une paix relative depuis l'accord du Vendredi saint d'avril 1998, qui a mis fin à trente ans d'opérations armées de l'IRA contre l'administration britannique de la province et pour le rattachement de celle-ci à la République d'Irlande. Les accrochages intercommunautaires ont causé la mort de plus de 3.600 personnes.

L'UVF a tué plus de 540 personnes au cours du conflit.

 

L'UDA, qui combattait l'IRA depuis le début des années 1970 avec ses alliés UFF (Ulster Freedom Fighters), a fait savoir qu'elle entreprenait à son tour de déposer les armes.

"La lutte est terminée", dit un communiqué de l'UDA. "La paix et la démocratie sont assurées et une résistance armée n'est plus nécessaire. Par conséquent, nous allons définitivement mettre notre arsenal hors d'usage."

Les efforts visant à consolider la paix ont été contrariés en mars par deux groupes républicains dissidents, l'IRA-Véritable et l'IRA-Continuité, qui ont assassiné deux soldats et un policier britanniques.

 

La condamnation de ces attentats par toutes les tendances politiques de la province et par l'Irlande voisine ont cependant renforcé le soutien de la population au processus de paix.

"Ces dernières années, les organisations loyalistes (unionistes) ont réellement progressé dans la transformation du conflit, et la journée d'aujourd'hui constitue un jalon important dans ce processus", a déclaré le ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheal Martin.

 

"Les gens veulent s'assurer que nous vivons bien dans une société démocratique, qu'il y aura des garanties, que les deux gouvernements ne laisseront pas se reproduire ce qui s'est produit dans le passé", a dit Billy Hutchinson, du Parti unioniste progressiste (PUP), allié de l'UVG au parlement régional.

Version française Mathilde Gardin et Philippe Bas-Rabérin

Saad Hariri veut former un gouvernement d'union au Liban

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 15:58 :: Monde

Reuters - Nadim Ladki

Saad al Hariri, désigné samedi comme Premier ministre par le président libanais Michel Souleïmane, veut former un gouvernement d'union nationale mais n'a pas caché la difficulté de la tâche.

Son père Rafic, qui avait également dirigé le gouvernement libanais, a été assassiné le 14 février 2005 à Beyrouth, un attentat qui avait conduit au retrait des forces syriennes du pays.

 

"Conformément à nos engagements de campagne sur la création d'un gouvernement d'union nationale où tous les principaux groupes parlementaires sont représentés (...), nous allons commencer nos consultations avec tous ces groupes", a dit Saad Hariri après avoir rencontré le chef de l'Etat.

"Nous savons que le chemin vers ce but est semé d'embûches, peut-être encore plus nombreuses que ce qui paraît, ce qui n'est pas peu dire", a ajouté le Premier ministre désigné.

 

Hariri, 39 ans, a souligné que ce qui était en jeu, bien plus que la formation d'un gouvernement et la distribution de portefeuilles, c'était le destin même du Liban dans cette période critique pour le Proche-Orient.

Vendredi, il avait obtenu le soutien d'une majorité des députés pour occuper le poste de Premier ministre, réservé à un sunnite - 86 élus sur 128.

 

Les députés du Hezbollah chiite et leurs alliés chrétiens partisans de Michel Aoun ne lui ont pas apporté leurs voix. Seuls quinze des 57 élus d'opposition de l'Alliance du 8-Mars, groupée autour du Hezbollah, ont voté pour Hariri.

Le Hezbollah et son allié Aoun ont été battus par l'Alliance du 14-Mars, la coalition pro-occidentale d'Hariri, aux législatives du 7 juin.

 

"DIALOGUE, COOPÉRATION ET OUVERTURE"

Le mouvement chiite pro-iranien s'est toutefois dit prêt à coopérer à la formation d'un gouvernement emmené par Saad Hariri.

Ce dernier a rencontré dans la nuit de jeudi à vendredi Hassan Nasrallah, le chef de file du Hezbollah.

Les deux hommes, selon un communiqué commun, "ont convenu de poursuivre les discussions dans l'atmosphère calme et positive qui prévaut actuellement et souligné la logique du dialogue, de la coopération et de l'ouverture".

 

Le Hezbollah avait un moment appelé à la formation d'un gouvernement d'union nationale avec un droit de veto pour son alliance minoritaire, mais il n'a pas réitéré cette demande, rejetée par Hariri, depuis l'élection.

Bien que sa coalition, qui a les faveurs de Ryad et de Washington, dispose d'une majorité suffisante pour le désigner, Hariri a souhaité obtenir l'appui de ses puissants rivaux soutenus par la Syrie afin d'assurer la stabilité de son futur gouvernement.

 

Au lendemain des élections, il a proposé d'ouvrir un nouveau chapitre et de mettre entre parenthèses l'épineuse question du désarmement du Hezbollah.

Le mouvement, qui figure sur la liste américaine des organisations terroristes, combat les forces israéliennes depuis le début des années 1980. Il a livré en 2006 une guerre de 34 jours à Israël au cours de laquelle 1.200 personnes ont été tuées au Liban et 160 en Israël.

 

La rencontre entre le futur Premier ministre et Hassan Nasrallah visait à désamorcer les tensions entre sunnites et chiites qui ont conduit le Liban au bord d'une nouvelle guerre civile, l'an dernier, lorsque des combattants du Hezbollah ont chassé les partisans de Saad Hariri de Beyrouth et des montagnes de l'Est.

Un accord parrainé par le Qatar a mis fin à la crise en mai 2008 mais les tensions intercommunautaires se sont à nouveau exacerbées à l'approche des élections.

Avec Laïla Bassam, version française Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel

 

Lire aussi "Liban : la paix reste précaire"

Mauritanie : démission du président déchu et nomination d'un gouvernement d'union nationale

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 14:19 :: Monde

AP - Plus de dix mois après avoir été renversé par un coup d'Etat militaire, le président mauritanien déchu Sidi Cheikh Ould Abdallahi a officiellement démissionné dans la nuit de vendredi à samedi dans le cadre d'un accord de sortie de crise prévoyant la désignation d'un gouvernement d'union nationale.

 

En présence du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui dirige la médiation du groupe international de contact, M. Abdallahi a signé un décret portant nomination de ce gouvernement chargé de préparer une élection présidentielle le 18 juillet prochain.

M. Abdallahi s'est déclaré "heureux d'être le premier président élu (en Mauritanie) à consentir à renoncer au pouvoir pour préserver l'intérêt supérieur du pays".

Elu en 2007, il avait été renversé le 6 août 2008 par le chef de la junte Mohamed Ould Abdel Aziz, aujourd'hui candidat à la présidentielle.

 

Pour la France, l'accord signé par les principaux acteurs politiques mauritaniens "constitue une étape importante du processus de sortie de crise et doit permettre l'organisation de l'élection présidentielle selon des modalités consensuelles".

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, elle précise qu'elle "demeure prête à apporter, avec ses partenaires internationaux, son plein soutien à la poursuite de la mise en oeuvre de l'accord", sur lequel les différentes parties s'étaient entendues le 4 juin dernier.

 

Lire aussi "Mauritanie : la junte ramènera-t-elle la démocratie ?"

Vol AF447 : le Brésil met fin aux recherches de corps et débris

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 14:12 :: Monde

AP - Bradley Brooks

Près de quatre semaines après l'accident du vol Air France AF447, l'armée brésilienne a annoncé qu'elle mettait fin aux opérations de recherches en vue de retrouver des corps ou des débris dans l'océan Atlantique. En revanche, les moyens français participant aux opérations restent sur zone, notamment pour tenter de récupérer les boîtes noires de l'appareil.

Sur les 228 occupants de l'Airbus qui s'est abîmé en mer dans la nuit du 31 mai au 1er juin, seuls 51 corps ont été retrouvés par les chercheurs brésiliens et français. Plusieurs centaines de débris de l'appareil ont également été récupérés.

 

L'armée de l'air et la Marine brésiliennes ont justifié vendredi l'arrêt des recherches par "l'impossibilité de retrouver des survivants ou des corps, ce qui a toujours été l'axe principal de nos efforts de recherches", comme l'a expliqué le colonel Henry Munhoz, de l'armée de l'air brésilienne, lors d'une conférence de presse.

La recherche des deux boîtes noires -l'enregistreur des données de vol et l'enregistreur des conversations dans le cockpit- va cependant se poursuivre pendant au moins deux semaines, même si les signaux émis par les balises de ces boîtes s'affaiblissent après une trentaine de jours, a affirmé vendredi un colonel américain participant aux recherches.

 

"Le 1er juillet, nous aurons une meilleure idée de la durée que nous consacrerons encore aux recherches (des boîtes noires)", a déclaré le colonel Willie Berges, de l'US Air Force, qui se trouve au Brésil pour diriger les forces militaires américaines participant aux recherches. Il a ajouté qu'il reviendrait aux Français et aux Brésiliens de prendre la décision finale sur la fin des recherches.

Le colonel Berges a précisé que les recherches des boîtes noires se poursuivraient probablement 12 à 15 jours après le cap des 30 jours suivant le crash, soit jusqu'au 12 ou 15 juillet.

 

"Tous les moyens français sur zone restent mobilisés", a pour sa part assuré samedi matin le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées françaises. Selon lui, la décision d'un éventuel arrêt des recherches des deux enregistreurs "ne pourra être prise que par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA)", qui est en charge de l'enquête technique et supervise ces opérations.

A ce jour, aucun signal émanant des boîtes noires de l'Airbus A330-200 accidenté n'a été officiellement validé par les enquêteurs français. Le BEA prévoit de présenter un "premier rapport factuel" le 2 juillet prochain.

 

Côté français, comme l'a rappelé le capitaine de vaisseau Prazuck, la recherche des boîtes noires mobilise le sous-marin nucléaire "Emeraude", deux remorqueurs de haute mer, sur lesquels ont été montés des systèmes de détection de signaux de la Marine américaine, et le navire d'exploration sous-marine "Pourquoi pas", doté d'un sous-marin et d'un robot. Ces bâtiments, auxquels s'ajoutent les navires "Mistral" et "Ventôse" de la Marine, sillonnent une zone de recherche d'un rayon de quelque 80 kilomètres autour du lieu présumé du crash.

Selon les spécialistes, le signal électronique émis par les boîtes noires peut être entendu dans un rayon de deux kilomètres.

La loi énergie-climat adoptée par la Chambre des représentants

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 27/06/2009 à 11:29 :: Monde

AP - Dina Cappiello et Josef Hebert

Le président Barack Obama peut crier victoire. La loi énergie-climat qu'il défendait a été adoptée à une courte majorité par la Chambre des représentants. Ce texte majeur destiné à lutter contre le réchauffement climatique prévoit pour la première fois aux Etats-Unis de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de fixer des seuils de pollution au secteur industriel.

 

Après des mois de négociations et plusieurs journées d'ultimes tractations au sein du groupe démocrate à la chambre basse du Congrès, les représentants ont approuvé vendredi soir le texte par 219 voix contre 212, soit un écart de seulement sept voix entre les pro et les anti.

Toutefois, pour avoir force de loi, ce texte doit encore être approuvé par le Sénat. L'adoption par la chambre haute est loin d'être acquise.

Ce texte de loi prévoit de réduire de 17% les émissions de gaz à effet de serre sur le sol américain d'ici 2020, par rapport aux niveaux de 2005, et de 83% d'ici 2050, grâce notamment à l'achat et la vente de "permis de polluer".

 

Contrairement au secteur agricole, le secteur industriel ne sera pas épargné puisque les centrales électriques, les usines, les raffineries, les fournisseurs d'électricité et de gaz naturel devront limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.

Au total, sept gaz à effet de serre sont dans le collimateur des parlementaires, dont le fameux dioxide de carbone (CO2) issu de la combustion de carburants fossiles.

Les entreprises polluantes auront la possibilité d'atteindre leurs objectifs de limitation d'émissions en investissant dans des projets extérieurs à leurs activités, comme la plantation d'arbres ou des actions de protection des forêts.

 

Les compagnies de production d'électricité devront produire au moins 12% de leur énergie à partir de sources renouvelables (énergie solaire ou éolienne) d'ici 2020 et réaliser au moins 8% d'économies d'énergie.

Le texte prévoit également d'imposer des normes de performance plus strictes aux centrales thermiques et de débloquer un milliard de dollars par an pour aider ces usines à capturer leur CO2.

Les nouveaux immeubles devront être construits selon des normes plus écologiques qui permettront de réaliser 30% d'économies d'énergie d'ici 2012 et 50% d'ici 2016.

 

Pour protéger les foyers modestes des futures hausses du prix de l'énergie, des aides et des crédits leur seront accordés.

Dans leur immense majorité, les représentants républicains étaient opposés à cette loi, estimant qu'elle risque de détruire des emplois alors que le pays traverse une grave récession et soulignant qu'elle va peser sur les consommateurs à travers de nouvelles taxes sur les prix des carburants.

 

Pour sa part, le président Barack Obama s'est félicité de l'adoption "historique" du texte par les représentants et a appelé les sénateurs à en faire autant.

"C'est une étape importante et nécessaire qui contient la promesse d'une création de nouvelles industries et de millions de nouveaux emplois, de la réduction de notre dangereuse dépendance en pétrole étranger et de la stricte limitation des émissions de polluants qui menacent la santé des familles, les villes et la planète elle-même", a déclaré le chef de la Maison Blanche dans un communiqué. "Il revient désormais au Sénat d'accomplir la prochaine étape."

RDC : 1.200 civils congolais tués par les rebelles ougandais depuis le début de l'année

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 26/06/2009 à 21:17 :: Monde

AP - Les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ont tué 1.200 civils congolais et en ont enlevé 1.500, surtout des enfants, depuis le début de l'année dans une région isolée du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé un responsable de l'ONU vendredi.

Les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles de la LRA ont également chassé de leurs foyers 220.000 Congolais dans cette région du Haut-Uélé, a précisé Ross Mountain, représentant spécial adjoint en RDC du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

La LRA est connue pour commettre des atrocités -actes de tortures, viols, mutilations- contre les civils. Le groupe enlève également des enfants et les oblige à combattre dans ses rangs. Selon M. Mountain, la plupart des personnes enlevées par la LRA au cours des six premiers mois de 2009 sont des enfants.

La LRA mène depuis 20 ans une des rébellions les plus longues et violentes d'Afrique, qui a débordé le cadre de l'Ouganda pour toucher le Soudan et la RDC. Le chef du groupe, Joseph Kony, et d'autres suspects sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour des crimes présumés tels que des meurtres, des viols et l'utilisation d'enfants soldats.

 

Ailleurs dans l'est de la RDC, les civils sont également la cible de pillages, d'extorsion, de meurtres et de viols commis par l'armée congolaise et les rebelles rwandais, a précisé M. Mountain. On estime que 800.000 Congolais ont été chassés de chez eux depuis le début de l'année dans les régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, a-t-il précisé.

 

Le viol est utilisé comme une arme de guerre, souligne M. Mountain, qui note que rien qu'au Nord-Kivu près de 1.200 ont été recensés, certains commis par des soldats, des policiers et des miliciens. Le responsable onusien a appelé le gouvernement de Kinshasa à dénoncer ce "fléau".

"Tous les viols et toutes les attaques contre les femmes ne sont pas le fait des militaires, mais une proportion très substantielle sont commis par des hommes en uniforme", a-t-il précisé.

 

Lire aussi "RDCongo : la LRA poursuit ses massacres"

Les « réfugiés climatiques » s’invitent au programme

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 26/06/2009 à 20:25 :: Monde

IRIN - Comment protéger les « réfugiés climatiques », soit peut-être quelques millions de personnes, déplacées par les caprices de la nature ? Le débat est de plus en plus chaud.

Lors de la conférence organisée récemment par les Nations Unies sur le changement climatique à Bonn, en Allemagne, le Bangladesh, qui risque de perdre un cinquième de sa superficie si le niveau de la mer s’élève d’un mètre, a appelé à ce que des dispositions soient prises, au sein des politiques des pays industrialisés, en vue d’accueillir les « réfugiés climatiques ».


Au cours des derniers jours de la conférence, la question s’est glissée dans le texte de négociation proposé entre les pays industrialisés et les pays en développement sur les différentes stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le texte, qui sera débattu au cours des prochains mois, à l’approche du grand sommet sur le climat qui aura lieu à Copenhague, au Danemark, en décembre, comprend désormais une disposition visant à mettre en place « les moyens nécessaires pour protéger les personnes déplacées par les conséquences du changement climatique ».


Cette mention portée dans le texte proposé, sur lequel reposera l’accord final sur le climat, marque l’ouverture du débat sur les « réfugiés climatiques » dans les pourparlers « officiels », a fait remarquer Saleemul Huq, directeur du groupe de recherche sur le changement climatique, à l’International Institute for Environment and Development (IIED), un organisme londonien.

Jusqu’ici, le débat visait à déterminer si la protection et le soutien apportés aux « réfugiés climatiques » devaient faire l’objet d’un régime distinct ou s’ils pouvaient être intégrés à l’accord global sur le climat, a expliqué M. Huq.


L’accord global final qui doit être conclu à Copenhague entrera en vigueur après 2012, à la fin de la première phase du Protocole de Kyoto, un traité conclu dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le débat sur les « réfugiés climatiques » est controversé tout simplement en raison du nombre de personnes susceptibles d’être touchées. A l’heure où les conséquences du changement climatique s’aggravent, les estimations du nombre de personnes déplacées par les catastrophes naturelles ou l’élévation du niveau de la mer vont de 50 millions en 2010, à plusieurs centaines de millions, voire un milliard, d’ici à 2050.


Les conférences mondiales ont été marquées par les appels émouvants des Etats insulaires, tels que les Maldives ou Tuvalu, qui pourraient devenir en grande partie inhabitables si le niveau de la mer s’élevait d’un mètre.

Ces 20 dernières années, les Maldives, un archipel situé dans l’océan Indien, ont joué un rôle clé dans la sensibilisation à ces questions.


En mars 2008, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a accepté de mener une étude sur les conséquences du changement climatique sur les droits humains, en particulier sur les moyens de subsistance. Les Maldives espèrent que les conclusions de cette étude permettront d’orienter le processus de négociation mondiale. Il existe un consensus général sur la contribution des émissions de gaz à effet de serre au réchauffement climatique, mais pas sur la manière de réduire ces émissions, ni sur le degré de réduction approprié.


Cette semaine, le Projet de gouvernance mondiale, un programme de recherche collectif, auquel participent 12 instituts de recherche européens dont la Vrije Universiteit (VU University) Amsterdam, la London School of Economics and Political Science, et le Potsdam Institute for Climate Impact Research, a lancé un forum Internet sur les « réfugiés climatiques », pour nourrir le débat.

« Les réponses politiques à ce problème émergent n’existent pas encore : il est bien trop controversé, et le discours académique vient à peine de commencer », a déclaré Frank Biermann, qui dirige le Département d’analyse des politiques environnementales de l’Institut des études environnementales de la VU University.


Cette nouvelle initiative, le Climate refugee policy forum [Forum sur les politiques relatives aux réfugiés climatiques], servira de « bureau central en ligne, ouvert à tous, qui permettra de consulter des informations actualisées sur les réfugiés climatiques et les migrations liées au climat, et notamment des études académiques, des documents directifs et des avis de conférence, et d’obtenir des liens vers les principaux organismes actifs sur le terrain », a-t-il expliqué.


Les chances à Copenhague

Selon MM. Huq et Biermann, le débat en est « encore à ses balbutiements ».

« Les besoins des populations susceptibles d’être déplacées, à l’avenir, par l’impact du changement climatique sont considérés comme une "adaptation de second ordre" », a expliqué M. Huq, à l’heure où les pays vulnérables s’efforcent essentiellement de lutter pour obtenir des ressources et des fonds afin de pouvoir s’adapter aux conséquences immédiates du changement climatique, telles que l’intensification des périodes de sécheresse.


Selon M. Biermann, le débat va s’accélérer après Copenhague. M. Biermann a appelé à l’élaboration d’un nouveau texte de loi spécifiquement adapté aux besoins des « réfugiés climatiques » : un Protocole pour la reconnaissance, la protection et la réinstallation des « réfugiés climatiques » dans le cadre de la CCNUCC, soutenu par un mécanisme de financement distinct, le Fonds pour la protection et la réinstallation des réfugiés climatiques.

Le président russe en Angola, dernière étape de sa tournée africaine

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 26/06/2009 à 18:58 :: Monde

LUANDA (AFP) - Le président russe Dmitri Medvedev est arrivé vendredi après-midi en Angola, riche pays pétrolier et dernière étape de sa première tournée africaine, qui est centrée sur les ressources énergétiques du continent.

M. Medvedev entend renforcer les liens économiques avec ce pays d'Afrique sud-saharienne, tout comme il l'a fait depuis mardi en Egypte, au Nigeria où un important accord a été signé sur l'exploitation de gaz nigérian, puis en Namibie, pays possédant de grands gisements d'uranium.

 

Le président russe souhaite capitaliser les relations historiques entre son pays et l'Angola, qui fut longtemps dans le giron soviétique.

Lors de cette visite d'une journée, M. Medvedev rencontrera son homologue angolais Jose Eduardo dos Santos après avoir déposé une gerbe de fleurs au mémorial du premier président angolais Agostinho Neto. Cet entretien doit se focaliser notamment sur les diamants et les hydrocarbures, selon le Kremlin.

 

La tournée africaine de M. Medvedev montre l'intérêt de la Russie pour les matières premières du continent africain. L'Angola, qui se dispute avec le Nigeria la place de premier producteur de pétrole d'Afrique sub-saharienne, veut de son côté développer les autres ressources de son riche sous-sol et doit poursuivre la reconstruction d'infrastructures dévastées pendant les 27 ans de guerre civile (1975-2002).

Erdogan exhorte Paris et Berlin à soutenir l'adhésion turque

Par Zaz / mots-clés: infos internationales, information mondiale, actualité internationale, actualité mondiale, informations internationales :: 26/06/2009 à 17:29 :: Europe

Reuters - Timothy Heritage

La Turquie invite la France et l'Allemagne à se rallier à ses efforts pour rejoindre l'Union européenne et dénonce l'étroitesse d'esprit de ceux qui tentent de bloquer son adhésion.

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan, en visite à Bruxelles pour relancer les négociations d'adhésion, a déclaré qu'Ankara avançait sur les réformes politiques et juridiques exigées par l'UE pour rejoindre le bloc des Vingt-Sept et démenti que celles-ci soient presque au point mort.

 

Il a rejeté le "partenariat privilégié" proposé par la France et de l'Allemagne comme alternative à une intégration pure et simple.

"Nous ne pouvons pas accepter les positions adoptées par la France et l'Allemagne", a déclaré Tayyip Erdogan aux journalistes. "Un tel partenariat n'existe pas. Notre objectif est une adhésion pleine et entière", a-t-il dit.

"Nos amis européens ont malheureusement des attentes unilatérales qui sont assez populistes et qui nous attristent. J'espère que nous allons surmonter cela", a affirmé le dirigeant turc.

 

Il a accusé le président français Nicolas Sarkozy d'être incohérent et de se montrer plus ouvert sur la question en privé qu'en public.

Tayyip Erdogan conduit une délégation qui a la difficile tâche de donner un nouvel élan à la candidature turque, qui avance à pas comptés, en raison notamment des réticences de certains membres à intégrer un pays relativement pauvre et majoritairement musulman.

"Certains hommes politiques étroits d'esprit ont utilisé la Turquie comme argument électoral et nous pensons que cela est malvenu et très populiste", a déclaré le Premier ministre turc. "Nous n'abandonnerons jamais. Nous sommes patients, nous faisons ce qu'on nous demande (...) et nous continuons à avancer".

 

Les réformes préalables réclamées par Bruxelles ont progressivement cessé en raison de querelles internes et l'enthousiasme suscité en Turquie par l'adhésion s'est peu à peu fané.

La candidature de la Turquie a occupé une place de choix lors des débats qui ont précédé les élections européennes, qui se sont sold